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Mercredi 9 juillet 2008

Impossible de l'ignorer à moins d'habiter sur une autre planète (quoique, vu la publicité !), le super-nouveau-gsm de Apple vient de sortir.  Seul Mobistar a décroché sur le terrain belge l'opportunité de commercialiser légalement l’iphone, pour la très modique somme de 525 euros. 

 

Donc pour 525 euros, soit à peu près le tiers ou le quart du salaire mensuel du belge de classe moyenne, vous pouvez enfin frimer devant les filles avec un bel objet, qui va vous servir à surfer sur internet partout, téléphoner partout, et regarder des films et écouter de la musique partout.  C’est vrai que personne, actuellement, ne possède un gsm pour téléphoner, un ipod pour écouter de la musique et regarder des films ni un PC portable pour surfer.  Personne.

 

Mais soyons réalistes, l’iphone n’est pas acheté pour ses fonctionnalités.  Il n’aurait fait que donner l’heure que ça n’aurait rien changé, les gens fantasmeraient tout autant sur sa possession, grâce à l’extraordinaire méthode de propagande d’Apple (dates de lancement retardées de nombreuses fois, secret autour de la fabrication, faible nombre de GSM disponibles d’un coup, etc.) et la facilité de l’action publicitaire sur le cerveau occidental moyen.

 

En vrai, l’iphone, c’est le summum de la réussite, l’extase de la coolitude, le Graal du consommateur moderne.  C’est la jouissance de « l’avoir », la victoire du matériel sur l’être, et surtout la preuve que la publicité lobotomise le cerveau.

L’iphone, c’est un buzz, un objet que n’importe quelle personne soi-disant cool et réellement riche se doit de posséder : c’est, en définitive, le passeport vers la réussite ultime : « oui, j’ai réussi ma vie, j’ai de quoi me payer un iphone et frimer avec ».

 

Bien sûr tous les gens qui en possèdent me diront que c’est très utile, mais la réalité c’est que tous les gens qui le possèdent ne l’ont acheté que pour (je cite un consommateur iphonique de mes connaissances, lucide sur sa condition) « la beauté de l’objet », ce qu’il représente, ce à quoi il donne accès.

 

Personnellement, je trouve ça pathétique de rentrer à ce point dans le moule, de faire preuve de tellement peu de personnalité que de vouloir, à nouveau, posséder L’objet, et d'ailleurs, une fois encore (chère logique Ikéa), le même objet que tout le monde.  Comme elle est efficace, cette image de réussite sociale matérielle, pour que tant de gens s’y collent et s’en satisfassent. 


L'iphone, c'est tout simplement la meilleure masturbation intellectuelle actuelle.

Par NHS
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Vendredi 9 mai 2008


J’ai l’impression que, de plus en plus, l’âge « difficile de la vie » (pour autant qu’il y en ait un facile), se déplace d’une manière générale de l’adolescence vers le début de l’âge adulte.  D’aucuns me diront que je ne le pense que parce que c’est effectivement la gamme d’âge dans laquelle je me trouve, et que cette impression va évoluer alors que je vieillirai.  Il me sera sans doute difficile de nier totalement le fait.

 

Mais voici quelques éléments de « réflexions » qui ont la prétention d’être objectif. 

Tout d’abord, un fait : le niveau de vie de notre société a considérablement augmenté entre 1955 et 2005.  C’est la génération de nos parents qui a connu et vécu cette augmentation.  Ce sont eux qui ont fait construire ou qui ont achetés la majorité des maisons que l’on connaît aujourd’hui.  Ils ont des boulots généralement bien payés, et même quand ils n’en ont pas, ils ont un niveau de vie décent grâce à la protection sociale de ce pays.

 

Ils ont pu donner à leurs enfants un confort matériel sans précédent, un confort social unique (loisirs surdéveloppés, …) et une éducation de haut niveau, les conduisant bien plus souvent qu’avant à l’université.  J’ai ainsi l’impression que de plus en plus, l’adolescence, qui reste certes un âge difficile (changement du corps, prise de position vis-à-vis de l’autorité parentale) se passe en douceur, comme cocoonnée par les fêtes, les amis, les loisirs, le sport, comme adoucie par l’alcôve de la richesse matérielle et par l’aisance de vie.  Autrefois, les crises d’adolescence étaient plus violentes, plus ardues, maintenant elles sont diffuses et vagues. 

 

Par contre, la fin de l’adolescence (20-21 ans) correspond à un choix de plus en plus difficile et cornélien, totalement perturbant voire hautement névrosant.  L’éducation élevée et l’aisance financière ouvrent des perspectives qui ne faisaient pas partie des possibilités de choix lorsque nos parents avaient cet âge, ou en tout cas beaucoup moins.  Ils permettent de remettre en question la société, de se demander si, au fond, on a vraiment envie de travailler « plus pour gagner plus ».  Ils nous offrent des possibilités inédites : voyager un an entier (nos parents n’auraient jamais pu se le permettre), vivre de la musique ou de son art (bien que ça reste très difficile, mais j’ai l’impression que ça l’est moins qu’avant, quand ce choix était d’office exclu).

Nous sommes de plus en plus soumis à la pression de la société d’une part, qui veut qu’on travaille, qu’on gagne toujours plus d’argent pour payer des loyers et de l’alimentation toujours plus chers, et d’autre part, nous avons de plus en plus la possibilité – pour autant qu’on le veuille bien sûr – de choisir un emploi qui nous tente, qui nous plait vraiment.  De choisir un mode de vie, une vie.  Et de cette possibilité de choix, qui est croissante, naît cette névrose issue de la question fondamentale : mais qu’est-ce que je veux faire de ma vie ?  Ce n’est pas de 3 ou 4 ans dont il est question, mais de 25 ou 35 ans ! 

 

Là est mon point : nous avons de plus en plus la possibilité de choisir ce qu’on veut faire de nos vies.  Ce qui est bien.  Mais trouver la réponse à cette question est un casse-tête très perturbant pour beaucoup.

 

L’âge où se présente ce choix, pour autant qu’on ait la chance d’être suffisamment privilégié et/ou ouvert d’esprit pour l’avoir ou se le représenter, est vraiment perturbant.  Je le sais, je suis en plein dedans.

 

Bien sûr, je couperai l’herbe sous le pied aux gens qui me diront que c’est un problème de riche-privilégié-bobo.  Car, de un, je ne pense pas faire partie de cette catégorie (tout en reconnaissant sans problème avoir beaucoup de chance), et de deux je connais des personnes qui n’ont – par contre – vraiment pas eu de chance, et qui sont dans la même situation. 

 

Quelle que soit la richesse, nous sommes tous égaux devant cette question : « que veux je faire de ma vie ? ».  Simplement, aujourd’hui, nous sommes plus à même de nous poser cette question qu’auparavant.  Le but n’était pas de se plaindre, juste de le constater.

Par NHS
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Jeudi 8 mai 2008

Vous connaissez la dernière blague sur Nicolas Sarkozy ?  C’est de le rebaptiser « Ricolla Sarkozy ».  Pourquoi ?  « Parce que 52% des Français l’ont sucé, mais comme les bonbons, il ne sert finalement à rien, à part donner la diarrhée. »

 

Trêve de plaisanterie (bien grasse), je reste totalement en désaccord avec cette formule pro-capitaliste et pro-matérialiste : « travailler plus pour gagner plus ».

Reprenons depuis le début. 

 

Que propose Sarkozy via cette expression?  Sa mesure tient en la défiscalisation des heures supplémentaires : en d’autres termes, les heures supplémentaires sont favorisées puisqu’elles rapportent proportionnellement plus. 

Deux choses : cette mesure peut-elle créer de l’emploi ?  Non, puisqu’un même nombre de travailleurs preste plus d’heures, il y a moins besoin d’en engager.  Cette mesure peut-elle favoriser les personnes qui sont sans emploi ?  Il va sans dire que ce n’est pas le cas.

En d’autres termes, cette mesure favorise ceux qui travaillent déjà, et qui vont travailler toujours plus, pour devenir plus riches.  Les pauvres deviendront encore plus pauvres.  Le président de tous les Français est bien sûr d’abord le président des riches.  Et ce ne sont pas les riches qui se « lèvent tôt ».*

 

Plus important même, philosophiquement parlant, est-ce que ça a du sens ?  Pourquoi suis-je contre ?  Simplement parce que je n’ai pas envie de travailler plus pour gagner plus.  À quoi sert d’accumuler toujours plus d’argent ?  Je n’ai pas besoin de grand-chose, j’ai envie d’avoir mon petit confort, mais je n’ai besoin ni d’une piscine intérieure, ni d’un 4x4 BMW, ni d’un écran plasma haute définition.  Par contre, j’ai envie d’avoir du temps pour lire des bouquins loués à la bibliothèque, des BD louées dans une BD-thèque, des CD loués à la médiathèque, qui ne me coûtent quasiment rien. 

 

Mon point est là : à quoi sert de gagner toujours plus d’argent, à travailler en permanence, tellement qu’on n’a même plus le temps de le dépenser, ou de profiter de ce qu’on a acheté avec ?  A quoi sert de posséder des objets, vit-on plus heureux, meurt-on plus heureux si l’on possède trois voitures au lieu d’une seule ? 

 

Cette vision purement pro-matérialiste ne cesse de s’intégrer dans notre société.  Regarder Fight Club une fois par semaine au moins est un début de bon traitement…  « vous n’êtes pas votre travail, vous n’êtes pas votre compte en banque, vous n’êtes pas votre voiture »…

 

Le « travail » est replacé parmi les Valeurs qui comptent.  Je disais hier à un ami Sarkozyste: « à quoi ça sert de travailler toujours plus ? ».  Et lui de me répondre « il faut quand même bien occuper ses journées ! ». 

Incroyable tout de même que nous soyons tellement formatés à « travailler » qu’on n’envisage rien d’autre à faire de nos vies.  Le travail n’est pas naturel, le travail nous est imposé par la société.  Je ne dis pas qu’il est de trop, je dis juste que ce n’est pas vivre que de travailler.  Le travail sert à gagner sa vie, certes, mais on oublie que ce faisant on ne fait que la perdre.  Il faut réserver au travail sa juste place, pour éviter de nous voir devenir esclaves de ce système.  Il faut se rappeler des vraies valeurs, simples, des rencontres, de la culture, du voyage…

 

Le seul vrai slogan politique courageux aurait été : « travailler tous pour vivre mieux », mais il faut un vision politique que Sarko est loin de posséder.  On ne peut pas le lui reprocher, il est loin d’avoir une vision commune – je n’ai pas comme lui des amis qui possèdent des yachts, mais ça ne les rend pas moins cools pour autant.

 

 

*  http://levetot.canalblog.com/

Un chouette blog à découvrir…


Par NHS
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Mercredi 7 mai 2008

Quels sont les points communs entre les moustiques et les jeunes ?  Il doit sans doute y en a plus qu’un selon les inventeurs et les utilisateurs de cette boîte à uniformisation sociétale, le Mosquito.  Les moustiques comme les jeunes, ils font du bruit et nous dérangent quand on dort, ils s’invitent par la fenêtre pour nous sucer notre sang/voler nos précieux biens et ils se reproduisent à une allure folle !  Il y en a partout, tout le temps !  Quelle plaie.

Malheureusement, les jeunes, on ne sait pas les écraser facilement, ou alors ça fait du bruit, ça crie, et en plus ça gicle plein de sang, et il faut tout nettoyer après.  Par-dessus tout, il existe une liste de phrases barbares (ça s’appelle « les droits de l’homme ») qui interdit de tuer ces nuisibles sous peine de quelques ennuis.

Heureusement, tous ces vieux qui n’ont jamais été jeunes un jour vont enfin pouvoir dormir tranquilles : voici le Mosquito !

Le mosquito, c’est une petite boite qui émet des ultra-sons à une fréquence audible uniquement par les oreilles jeunes (plus ou moins en dessous de 25 ans).  Les ultra-sons, c’est évidemment très désagréable, ça fait biiiiiiiiiiiiiiiii, bref, on n’a pas envie de rester à les entendre*.  En gros, le mosquito, c’est une petite boite à éloigner les jeunes.  Et voilà.  Les jeunes sont donc des simples nuisibles qu’on éloigne des beaux parcs, qu’ils risqueraient d’abîmer avec leurs grosses chaussures, et des endroits publics, où ils se regroupent et ne forment qu’un amas de chair, qu’il serait certes plus facile d’éliminer au lance-flamme, mais c’est bien connu, la chair qui brûle, ça sent pas très bon, et ça risque donc de déranger les voisins.

 

Il y a 3500 Mosquito en Grande-Bretagne et 300 aux Pays-Bas.

 

Votez contre le Mosquito à l’adresse :

http://www.trianglerouge.be/mosquito/signature.php?lang=fr

 

 

 

*  Testez l’effet agréable de ce biiii sur :

http://www.trianglerouge.be/mosquito/ressources.php

Par NHS
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Mardi 6 mai 2008

La portée sociale d’une maison, c’est-à-dire ce qu’elle représente (sa valeur, sa signification sociale) pour la collectivité, ne cesse de croître. La sacralisation de la maison augmente au fil des ans sans que l’on en pointe la cause et ses conséquences.  

Pourquoi le prix des maisons a-t-il doublé entre 2000 et 2007 ?  Pourquoi même les bureaux d’étude officiels (Stadim, pour le Service public fédéral Economie) avancent-ils que le prix des maisons est actuellement trop cher de 14% en Belgique ?  Simplement parce que cette augmentation de prix n’altère pas ou prou le nombre de ventes.  Quelques exemples : entre 2002 et 2003, en Wallonie, le nombre de vente a augmenté de 1,3% tandis que les prix augmentaient de 11,8% ; dans le Hainaut entre 2005 et 2006 le prix des maisons a augmenté de 18% tandis que le nombre de ventes était stable.

Le volume des ventes reste élevé, malgré l’augmentation saisissante des prix des terrains, des appartements et des maisons.  La raison ?  Tout est fait pour sacraliser la possession d’un bien immobilier, fantasme absolu de la possession matérielle malgré tous les sacrifices qu’elle  implique.  Et donc, malgré l’augmentation des prix, ou même en partie à cause d’elle (plus c’est cher, plus c’est précieux, et donc plus important de le posséder), les acheteurs restent très nombreux.

 

« La vie, c’est maintenant ».

« La vie, c’est maintenant ».  Est-ce le slogan publicitaire d’un médicament contre le SIDA ou le cancer ?  D’une association qui aide les femmes battues ou les victimes d’abus sexuels ?  Voire d’une agence de voyages ?    Vous n’y êtes pas, c’est simplement le slogan (extraordinaire) qu’a choisi Ikéa (Belgium), le leader mondial de l’industrie de mobilier de maison, en 2008.  Ces dernières années, Ikéa focalise ses slogans sur le message : « votre maison, c’est vous, c’est votre vie, c’est ce que vous pourrez jamais posséder de plus beau, de plus abouti».  Et ça marche : les dépenses n’ont jamais été aussi élevées que pour les biens matériels relatifs à la maison.  Les ventes du groupe IKEA pour l’exercice 2007 ont augmenté de 14%, atteignant un total de 19,8 milliards d’euros.  Pour l’anecdote, selon Le Courrier International, le catalogue Ikea serait la deuxième publication la plus lue au monde, après la Bible.  Bref, posséder Ikéa devient simplement logique*.  Mais surtout, le succès de cette marque montre (et contribue) à la mise sur un pied d’estale du « chez soi », dont la possession devient (ou reste) un but de vie en soi prépondérant. 

 

Epée de Damoclès

S’endetter pendant 25 à 30 ans : tel est le destin de tout jeune acheteur actuellement.  S’endetter pendant autant de temps, c’est se condamner à la même vie pendant 30 ans.  C’est s’interdire de changer de boulot sans en avoir directement un autre, par exemple, ce qui est loin d’être aisé.  Mais c’est aussi se condamner à de gros ennuis si, effectivement, on perd son boulot.  Bien sûr, cela fait des dizaines d’années que l’on achète des maisons ; mais les conditions et les conséquences n’ont jamais été aussi lourdes que maintenant.  Et pourtant, les ventes restent stables.  Et la portée « mentale » de la possession d’une maison reste énorme.  Les vendeurs immobiliers l’ont bien compris : les maisons les plus chères (centre et banlieue de Bruxelles par exemple) restent vides, mais elles le resteront, parce que baisser leurs prix signifierait non seulement tronquer le marché, mais aussi diminuer la valeur mentale et sociale d’une maison, ce qui est inacceptable dans la logique actuelle. 

 

Louer ou Acheter ?

Au-delà de ces considérations, bien sûr, beaucoup d’acheteurs expliquent en toute bonne foi (au moins en apparence) qu’ils ont acheté simplement parce que c’est avantageux.  Qu’à long terme, acheter est plus intéressant que louer, puisque la location n’aboutit sur aucune possession.  Je ne vais pas me lancer dans le débat sur la quelconque utilité de cette possession**, parce que c’est aller trop loin ici.  Simplement, le prix des maisons a augmenté beaucoup plus vite que celui des loyers, et il est dans certains cas montrable qu’il est moins intéressant financièrement d’acheter que de louer***.  Et au fur et à mesure que le prix des maisons augmente, cet avantage diminue, bien entendu.

 

Casser le cycle

Arrêter d’acheter des maisons à ces conditions, c’est le seul moyen pour que les prix reviennent à des proportions normales.  Il faut pour cela arriver à sortir de la logique qui nous est imposée par la publicité sur l’aboutissement social que représente l’achat d’une maison.  Mais aussi, ce qui marchera certainement mieux, dire que non seulement cet achat n’est plus aussi aisément justifiable qu’avant d’un point de vue financier, mais qu’il est aussi de plus en plus lourd, surtout pour les jeunes couples. 

Et surtout rappeler la conséquence la plus évidente : de plus en plus de personnes n’arrivent pas à se loger.  Cassons le cycle pour que chacun retrouvent le droit de se loger dans des conditions décentes.

 

 

 

 

 * Entre nous, personnellement je ne vais jamais chez Ikéa, car je déteste l’idée de posséder chez moi le même fauteuil, la même lampe ou la même table que 10.000 personnes que je ne connais pas.  Et à ceux qui me diront que c’est « quand même vraiment pas cher », je répondrai  simplement qu’il suffit d’aller chez Troc International ou chez Oxfam pour trouver des excellents meubles à des prix dérisoires.

 

** Eh quoi, on meurt plus heureux dans une maison qu’on a achetée plutôt que dans une maison que l’on loue ?

 

*** Voir à ce sujet les liens :

http://www.leboucheaoreille.net/credit/dossier.htm https://www.mycreditalert.ca/calculator/FRMortgageRentvsBuy.html

Par NHS
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Lundi 5 mai 2008
Un extraordinaire entretient de Raoul Vaneigem, dans La Libre Belgique du mardi 29 avril.  A lire, la fin de cette interview hors du commun, ci-dessous. 


Quel espoir avez-vous ? Un nouveau Mai 68 ? Que devraient faire les jeunes d'aujourd'hui ?

Apprendre à vivre, non à se vendre. Ils y viendront d'eux-mêmes quand ils comprendront quel esclavage les attend sur le marché de dupe du travail. Quand, refusant la compétition (les mécanismes économiques qui nous robotisent), l'arrivisme, le culte de l'argent à tous prix, ils accorderont enfin la priorité à l'amour de la vie et à leur vie amoureuse, à la connaissance du vivant, à l'amélioration de leur environnement, à l'émulation personnelle, à la seule richesse qui soit : la richesse de l'être et non de l'avoir. Quand ils s'aviseront qu'il ne s'agit pas d'être le meilleur mais de vivre mieux. Quand ils refuseront de cautionner des gouvernants qui construisent des prisons et suppriment des écoles au lieu de les multiplier. Quand ils s'insurgeront contre une éducation concentrationnaire qui favorise la violence et va à l'encontre du sens même d'un enseignement véritablement humain apprendre pour donner son savoir aux autres. La vie a tous les droits, la prédation n'en a aucun. Ne vous étonnez pas que le combat commence à peine .

Par NHS
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